11 janvier 2016

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se composte

Lombricomposteur Eco-Worms - Composteur Bokashi

Je me rappelle qu'à l'époque où je vivais loin loin de la capitale, en plein milieu d'une petite campagne de Provence, nous avions un immense composte à côté de notre basse-cour miniature, oui oui nous avions une petite basse-cour à côté de la cabane, avec de petites poules de collections, des lapins nains, un couple de canard et un autre d'oie, bref la vraie vie de campagne quoi. 

Quoi qu'il en soit, on ne jetait jamais tout ce qui était vieux légumes ou épluchures, soit ça partait dans le composte, soit on les donnait directement aux poules, c'est comme ça que j'ai commencé à apprendre le tri écologique, le recyclage et mes premières bases de développement durable.

Pourtant après quelques années à Paris j'ai l'impression d'avoir un peu perdu ces résolutions d'enfance, tous ces réflexes de bon sens. En réfléchissant aux détails de mon quotidien je remarque que je ne tris plus vraiment mes déchets, en vivant aujourd'hui dans un deux pièces il devient assez difficile d'intégrer une poubelle à trois bacs (mais difficile n'est pourtant pas impossible), quand je vais faire quelques courses entre midi et deux, je me retrouve à jeter plein d'emballages et de couverts plastiques à la fin de ma pause déjeuner, et ne parlons pas du gâchis alimentaire avec tous ces fruits et légumes que je laisse trop souvent se gâter dans mon frigo. 

Dans la nouvelle démarche sur laquelle je commence à avancer je ne pouvais mettre de côté ces fameux petits gestes que l'on m'a appris dès le plus jeune âge et que j'ai très vite oublié en devenant un parfait citadin. Et c'est là que je me suis souvenu de ce fameux composte qui nous permettait d'avoir l'engrais le plus naturel possible pour le jardin. Après quelques recherches j'ai découvert qu'il existait des compostes d'appartement, si si je vous jure, et Made In France en plus. Deux articles ont retenu mon attention, le lombricomposteur Eco-Worms (donc avec de jolis petits vers de terre), et le composteur Bokashi.

Ces petits compostes permettent de récupérer nos déchets "végétaux" quotidiens pour les transformer en un liquide qui, diluer avec de l'eau, permet de faire un super engrais pour nos plantes d'appartement, et un composte qui peut en compléter un plus grand (comme celui d'une co-propriété ou d'un jardin partagé). Un parfait petit geste qui peu déjà avoir une grande incidence au niveau du traitement de nos déchets. Maintenant ... encore faut il lui trouver une place dans nos petites cuisines parisiennes (oui c'est un peu le même problème que la poubelle de tri à trois bacs, ça prend de la place).

Il y a juste une chose qui n'est pas encore trop connu en ville (la démarche ayant pourtant démarré à Paris en 2012), et je trouve cela bien dommage : ces composteurs parsemés en ville, dans les cours et les toits d'immeubles, dans les squares, les jardins publics, les bois, ou dans les écoles. Parce qu'après tout cette question du déchet est un sujet global pour la vie citadine. Sur le site de la ville de Paris il est dit que :
"La quantité de biodéchets produite par un foyer, qui pourrait ainsi être détournée de la poubelle verte à ordures ménagères, est estimée entre 50 et 70 kg par an. Un immeuble, dans lequel habitent de 20 à 30 foyers, permettrait donc d'obtenir 1 à 2 tonnes de déchets organiques utilisables pour faire du compost."
De ce même site, on nous renvoie vers Compost et vous ... À Paris, qui recense tous les sites de compostage en installation. Sur les 280 lieux de compostage il y en aura bien un à côté de chez vous pour déposer le reste de votre petit composte d'appartement.


Et puis j'en profite pour vous partager ce super projet design et écolo :



Ce lombricomposteur a fini ses phases de test et cherche maintenant un éditeur d'objet pour voir le jour et décorer nos murs de cuisine! J'adore son principe de plan de travail - planche à découper sur laquelle on a juste besoin de faire glisser ses épluchures. C'est signé Les Gallinules et j'espère qu'on le verra très vite arriver sur le marché!

Alors? Êtes vous prêts à adopter des petits vers de terre pour vous tenir compagnie dans la cuisine? ;D

2 commentaires:

  1. Mon premier livre de l'année 2016 était "zéro déchet"... Je suis plutôt convaincue de l'utilité du truc, et j'ai vérifié auprès de ma copro si il n'existait pas un compsteur partagé... Bon, il n'en existe pas, et l'idée des verres de terres, c'est encore un peu trop pour moi j'avoue... Du coup, je commence par le vrac... Je procrastine finalement en me disant que je vais y retourner dans la campagne de mon enfance avec le poullailler et les lapins. Encore un an ou deux. Juste un an ou deux ^^! A très vite !

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    1. Moi aussi je pense souvent à ma petite campagne natale, mais je trouve incroyable qu'on ne puisse pas consilier plus facilement grandes villes et mode de vie "responsable". Je ne me suis toujours pas lancé non plus dans le lombricomposteur, mais je pense que je vais sauter le pas à mon anniversaire. J'aurais qu'à voir ça comme un élevage de Pokémon ;D

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